Florence Camales : fer de lance du tennis handisport

Florence Camales cherche des nouveaux partenaires de jeu.

Cinq ans après ses débuts sur les courts en fauteuil roulant, Florence Camales s’apprête à intégrer le comité directeur du TC Lons. Un exemple de volonté.

Au Tennis Club de Lons, ils sont au nombre de sept. Sept adhérents qui pratiquent le tennis en fauteuil. Parmi eux, Florence Camales, 51 ans, s’épanouit chaque jeudi au cours de son entraînement hebdomadaire encadré par un moniteur agréé et plusieurs bénévoles.

En septembre prochain, à l’aube de la nouvelle saison sportive, elle intégrera le comité directeur de l’association en tant que co-responsable de la section tennis handisport, aux côtés de son partenaire d’entraînement Bernard Puharré.

Cette section, tout comme la section tennis adapté qui compte une vingtaine d’adhérents, a vu le jour en 2010 sous l’impulsion de Claude Legrand, l’ancien président du TC Lons, et de Jean-Pierre Coig, l’actuel référent de ces deux entités.

Ce dernier est relativement serein sur le sujet de sa succession et ne tarit pas d’éloges à l’égard de Florence Camales. « C’est une dame qui a énormément de volonté, elle s’investit beaucoup pour faire parler du tennis handisport ».

Passionnée de sport, la Béarnaise pratique le tennis depuis son adolescence. Victime d’une sévère maladie qui l’a rendue tétraparétique (diminution asymétrique des possibilités de contraction des quatre membres), Florence Camales se déplace en fauteuil roulant depuis 2008.

Et, comme elle le dit si bien, « il ne faut pas s’arrêter au simple fait d’être en fauteuil ». Elle souhaite aujourd’hui s’investir dans le club lonsois qu’elle a rejoint en 2014. « J’ai reçu un flyer m’invitant à venir essayer le tennis handisport et j’y ai rapidement pris goût. Je joue vraiment pour le plaisir, pour me vider la tête, la compétition ne m’attire pas ».

En 5 années de pratique, les progrès se font ressentir. « Au début, c’est très difficile de se coordonner et d’avoir une bonne vision des trajectoires de balle. Maintenant, j’arrive à faire des échanges, même si le revers est encore compliqué », indique-t-elle. « Stéphane (l’entraîneur) a beaucoup de patience et c’est très agréable ».

Aujourd’hui, Florence Camales est à la recherche de nouveaux partenaires de jeu. Cependant la tâche n’est pas si simple. « Les personnes en fauteuil vont beaucoup plus facilement vers les sports collectifs comme le basket ou le handball, sûrement car le tennis a toujours cette image de sport individualiste où il faut souvent jouer contre soi-même avant de jouer contre son adversaire ».

Mais elle ne désespère pas, loin de là. Et par son implication dans la vie associative, elle compte bien parvenir à recruter de nouveaux adeptes et à partager avec eux sa passion pour le tennis.